le saviez-vous? « Des handicaps et des dieux 3 »

publié le 30 novembre 2016

Des handicaps et des dieux

L’antiquité égyptienne regorge de dieux handicapés. Arrêtons nous sur les plus importants d’entre eux.

Horus, le dieu-faucon, dieu des pharaons, fils d’Isis et Osiris, perd son œil gauche lors de son combat contre Seth, œil qui sera reconstitué par la suite par le dieu Thot. Ce mythe tient une place de premier ordre dans les cultes de l’Egypte antique, et des représentations de l’œil d’Horus étaient couramment portées comme amulette, signe de protection et de voyance.

On compte aussi de nombreux dieux représentés sous forme de nains. Ptah-Patèque, dieu des orfèvres et des artisans, est représenté sous la forme d’un nain difforme. C’est aussi le cas de Bès, dieu protecteur du foyer et de son compagnon Hity, danseur et musicien.

Hâpy, le dieu du Nil, personnage fondamental du panthéon égyptien, en l’honneur duquel quantités d’offrandes sont données, est quand à lui un personnage androgyne. Il possède un corps masculin doté d’une poitrine féminine et nourricière.

Les dieux égyptiens sont véritablement la personnification des éléments de la vie elle-même, phénomènes naturels ou activités humaines. Alors la place donnée aux dieux handicapés dans ce panthéon est-il aussi le reflet d’une certaine réalité sociale ? Il semblerait bien que oui, car l’antiquité égyptienne nous apparaît comme étant une société particulièrement accueillante à l’égard des personnes handicapées, qui y sont acceptées, voir même y occupent des fonctions prestigieuses. C’est le cas du nain Seneb, haut fonctionnaire royal qui a épousé une femme de taille normal, prêtresse d’Hathor et de Neith. On trouve aussi dans l’iconographie égyptienne, parmi d’autres exemples, des représentations de « le harpiste aveugle », dont l’allure et l’habillement laissent à penser qu’il occupait une place de haut rang au sein la société.